mardi 11 mars 2008
halte spi du mardi
Evangile de
Jésus-Christ selon saint Jean 8,21-30.
Jésus leur dit encore : « Je m'en vais ; vous me chercherez, et vous mourrez
dans votre péché. Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. »
Les Juifs disaient : « Veut-il donc se suicider, puisqu'il dit : 'Là où moi je
m'en vais, vous ne pouvez pas y aller' ? »
Il leur répondit : « Vous, vous êtes d'en bas ; moi, je suis d'en haut. Vous
êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde.
C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. Si, en effet,
vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. »
Ils lui demandaient : « Qui es-tu donc ? » Jésus leur répondit : « Je n'ai pas
cessé de vous le dire.
J'ai beaucoup à dire sur vous, et beaucoup à condamner. D'ailleurs celui qui
m'a envoyé dit la vérité, et c'est de lui que j'ai entendu ce que je dis pour
le monde. »
Ils ne comprirent pas qu'il leur parlait du Père.
Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous
comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien par moi-même, mais tout
ce que je dis, c'est le Père qui me l'a enseigné.
Celui qui m'a envoyé est avec moi ; il ne m'a pas laissé seul parce que je
fais toujours ce qui lui plaît. »
Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour :
Saint John Fisher (vers 1469-1535), évêque, martyr
Sermon pour le Vendredi Saint
L'émerveillement est la source à laquelle les philosophes puisent leur
grand savoir. Ils rencontrent et contemplent les prodiges de la nature, comme
par exemple les tremblements de terre, le tonnerre..., les éclipses du soleil
et de la lune, et touchés par ces merveilles, ils en recherchent les causes.
C'est ainsi que par des recherches patientes et de longues investigations, ils
parviennent à un savoir et à une subtilité remarquables, que les hommes
appellent « la philosophie naturelle ».
Mais il existe une autre forme de philosophie plus élevée, qui est
au-dessus de la nature, et à laquelle on parvient également par
l'émerveillement : c'est la philosophie des chrétiens. Et, sans aucun doute,
de tout ce qui caractérise la doctrine chrétienne, il est particulièrement
extraordinaire et merveilleux que le Fils de Dieu, par amour pour l'homme, ait
consenti à être crucifié et à mourir sur la croix... N'est-il pas étonnant que
celui pour qui nous devons avoir le plus de crainte respectueuse ait ressenti
une peur telle qu'il eut une sueur d'eau et de sang ?... N'est-il pas étonnant
que celui qui donne la vie à toute créature ait enduré une mort si ignoble,
cruelle et douloureuse ?
Ainsi ceux qui s'efforcent de méditer et d'admirer ce « livre » si
extraordinaire qu'est la croix, avec un coeur doux et une foi sincère,
parviendront à un savoir plus fécond que bien d'autres qui étudient et
méditent quotidiennement des livres ordinaires. Pour un vrai chrétien, ce
livre-ci est un objet d'étude suffisant pour tous les jours de sa vie.
mardi 26 février 2008
halte spi du mardi
Evangile de
Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,1-12.
Alors Jésus déclara à la foule et à ses disciples :
« Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais n'agissez
pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais
eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : ils portent sur eux des
phylactères très larges et des franges très longues ;
ils aiment les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les
synagogues,
les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le
titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n'avez qu'un
seul enseignant, et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul
Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n'avez qu'un seul
maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour :
Les Sentences des Pères du désert (4e-5e siècles)
Macaire 11 (trad. Solesmes 1966, p. 217)
Un jour, Abba Macaire revenait du marais à sa cellule en portant des feuilles de palmier. Sur le chemin le diable vint à sa rencontre avec une faux de moissonneur : il voulut l'en frapper, mais sans succès. Le diable lui dit alors : « Macaire, je souffre bien des tourments à cause de toi, car je ne peux pas te vaincre. Pourtant, je fais tout ce que tu fais : tu jeûnes, et moi je ne mange jamais ; tu veilles, et moi je ne dors pas du tout. Il n'y a qu'un seul point sur lequel tu me bats ». « Lequel ? » demanda Macaire. « C'est ton humilité qui m'empêche de te vaincre ».
mardi 19 février 2008
halte spi du mardi
Il faut passer par le désert
Voici un texte de frère Charles de Foucauld qui peut nous éclairer sur le sens à donner au Carême, en union avec Loga et Margot.
Bienheureux Charles de Foucauld
... Il faut passer par le désert et y séjourner pour recevoir la grâce de Dieu... C'est là qu'on chasse de soi tout ce qui n'est pas Dieu... Il faut à l'âme ce silence, ce recueillement, cet oubli de tout le créé au milieu desquels Dieu établit en elle Son Règne et forme en elle l'esprit intérieur, la vie intime avec Dieu... la conversation de l'âme avec Dieu dans la foi, l'espérance et la charité...Plus tard, l'âme produira des fruits exactement dans la mesure où l'homme intérieur se sera formé en elle... Si cette vie intérieure est nulle, il y aura beau avoir du zèle, de bonnes intentions, beaucoup de travail, les fruits sont nuls ; c'est une source qui voudrait donner la sainteté aux autres, mais qui ne peut, ne l'ayant pas : on ne donne que ce qu'on a. C'est dans la solitude, dans cette vie seule avec Dieu, dans ce recueillement profond de l'âme qui oublie tout le créé, que Dieu se donne tout entier à celui qui se donne ainsi tout entier à Lui..."
Lettre au Père Jérôme
mardi 12 février 2008
halte spi du mardi
ommentaire de l'Evangile du dimanche 10 février, premier dimanche de carême, proposé par le père Raniero Cantalamessa OFM Cap, prédicateur de la Maison pontificale.
Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 4, 1-11
Alors
Jésus fut conduit au désert par l'Esprit pour être tenté par le démon.
Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le
tentateur s'approcha et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne
que ces pierres deviennent des pains. »
Mais Jésus répondit : « Il
est écrit : Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre, mais
de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »
Alors le démon
l'emmène à la ville sainte, à Jérusalem, le place au sommet du Temple
et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est
écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te
porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu. »
Le démon l'emmène encore sur une très haute montagne et lui fait voir tous les royaumes du monde avec leur gloire.
Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si tu te prosternes pour m'adorer. »
Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C'est
devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, et c'est lui seul
que tu adoreras. »
Alors le démon le quitte. Voici que des anges s'approchèrent de lui, et ils le servaient.
© Copyright AELF - Paris - 1980 - 2006 tous droits réservés
Le démon, le satanisme et autres phénomènes du même genre sont aujourd'hui très actuels et inquiètent fortement notre société. Notre monde technologique et industrialisé est imprégné d'occultisme, de spiritisme et pullule de magiciens, de sorciers, de diseurs d'horoscopes, de vendeurs d'envoûtements, d'amulettes, ainsi que de véritables sectes sataniques. Chassé par la porte, le diable est revenu par la fenêtre. En d'autres termes, chassé par la foi, il est revenu par la superstition.
L'épisode des tentations de Jésus dans le désert, que nous lisons le premier dimanche de carême, nous aide à faire un peu la lumière sur ce thème. Tout d'abord, le démon existe-t-il ? C'est-à-dire, le mot démon renvoie-t-il vraiment à une entité personnelle, dotée d'intelligence et de volonté, ou s'agit-il simplement d'un symbole, d'une manière d'indiquer la somme du mal moral du monde, l'inconscient collectif, l'aliénation collective, etc. ? De nombreuses personnes, parmi les intellectuels, ne croient pas au démon au premier sens du terme. Mais il faut noter de grands écrivains et penseurs, comme Goethe, Dostoïevsky, ont pris très au sérieux l'existence de satan. Baudelaire, qui n'était certes pas un saint, a dit que « la plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu'il n'existe pas ».
La preuve principale de l'existence du démon dans les Evangiles n'est pas l'un des nombreux épisodes de libération de personnes possédées, car les croyances antiques sur l'origine de certaines maladies peuvent avoir influencé l'interprétation de ces faits. La preuve, c'est Jésus qui est tenté dans le désert par le démon. La preuve, ce sont aussi les nombreux saints qui ont lutté dans la vie contre le prince des ténèbres. Ils ne sont pas des « Don Quichotte » qui ont lutté contre des moulins à vent. C'était au contraire des hommes très concrets, avec une psychologie très saine.
Si tant de personnes trouvent absurde de croire au démon c'est parce qu'elles se basent sur les livres, parce qu'elles passent leur vie dans les bibliothèques ou à leur bureau, alors que ce ne sont pas les livres qui intéressent le démon mais les personnes, et surtout, précisément, les saints. Que peut savoir sur satan celui qui n'a jamais été confronté à la réalité de satan mais seulement à son idée, c'est-à-dire aux traditions culturelles, religieuses, ethnologiques sur satan ? Celui-ci traite en général ce sujet avec beaucoup d'assurance et de supériorité, en considérant tout comme de « l'obscurantisme médiéval ». Mais ceci est une fausse sécurité. C'est comme celui qui se vanterait de ne pas avoir peur des lions, en donnant comme preuve le fait qu'il a vu beaucoup de peintures et de photographies de lions, et n'a jamais eu peur. D'autre part, il est tout à fait normal et cohérent que celui qui ne croit pas en Dieu ne croit pas au diable. Il serait même tragique qu'une personne qui ne croit pas en Dieu croit au diable !
Cependant, la chose la plus importante que la foi chrétienne a à nous dire n'est pas que le démon existe, mais que le Christ a vaincu le démon. Le Christ et le démon ne sont pas pour les chrétiens deux princes égaux et contraires, comme dans certaines religions dualistes. Jésus est l'unique Seigneur ; satan n'est qu'une créature « qui a mal tourné ». Si un pouvoir sur les hommes lui est accordé, c'est pour que les hommes aient la possibilité de choisir librement un camp et aussi pour « qu'ils ne s'enorgueillissent pas » (cf. 2 Co 12, 7), en se croyant autosuffisants et en croyant ne pas avoir besoin de rédempteur. « Le vieux satan est fou - dit le refrain d'un negro spiritual. Il a tiré un coup de feu pour détruire mon âme, mais il a mal visé et a détruit mon péché ».
Avec le Christ nous n'avons rien à craindre. Rien ni personne ne peut nous faire de mal, si nous ne le voulons pas. Depuis la venue du Christ, satan est comme un chien attaché : il peut aboyer de toutes ses forces et tirer tant qu'il veut sur sa laisse, mais si nous ne nous approchons pas de lui, il ne peut pas mordre. Au désert, Jésus s'est libéré de satan pour nous libérer de satan ! C'est la bonne nouvelle avec laquelle nous entamons notre marche de carême vers Pâques.
Traduit de l'italien par Zenit
mercredi 6 février 2008
halte spi du mardi
meuh non on est mercredi....
oui mais
mercredi des Cendres... entrée en Carême!
Pour celles et ceux qui le souhaitent, vous pouvez vous abonner à "Carême en ville" comme l'année dernière...
Appui spi des dominicains....
en union comme d'habitude avec Loga, Margot et Aleth (quand même, na!)
Nous commençons avec leur aide pour cette première halte du Carême....
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mardi 29 janvier 2008
halte spi du mardi
En union avec La mère l'oie, Loga et Vertlehaut
Pourquoi Jésus parle-t-il en paraboles ?
La raison profonde en est sans doute à chercher dans une parabole.... la parabole du semeur, cette parabole des paraboles.
« Voici que le semeur est sorti pour semer. Et comme il semait des grains sont tombés ... ».
Ces
grains qui tombent de la besace du semeur, ce sont ces paraboles de
Jésus qui ne se développent que dans une bonne terre. Et cette bonne
terre, c’est le coeur de l’homme, un coeur préparé, un coeur de désir,
un coeur qui attend Dieu.
En chacun de nous se trouvent un
pharisien qui n’est pas tout à fait digne d’entendre la Parole en toute
sa netteté, ou un disciple qui n’en est malheureusement pas capable non
plus....Notre Seigneur se met à notre niveau : il reste simple par ces
paroles et en même temps, il se fait simple pour que nos coeurs , nos
âmes de pécheurs entendent la Vérité.
Dans les monastères et
communauté religieuses, on lit souvent les évangiles qui contiennent
ces paraboles. Cela se fait même au début du repas..... L'enseigenement
en est si riche!!
Pourquoi ne pas lire de temps en temps, nous aussi
quelques passages de la Bible; cela pourrait être un effort de Carême
tout simple, par exemple.
Le bon Samaritain, Rembrandt
mardi 22 janvier 2008
halte spi du mardi
En union avec La mère l'oie, Vert le haut et Loga,
Petit historique:
Le temps liturgique de la Septuagésime
(lat:Septuagesimus, 70ème) introduisait, dans le calendrier liturgique
catholique une période d'environ 70 jours précédant Pâques (en fait,
neuf semaines, soit 63 jours). Il succédait au temps liturgique de
Noël, et précédait le Carême.
Ce temps liturgique, d'une durée totale de trois semaines, était ouvert par le dimanche de la Septuagésime, neuvième dimanche avant Pâques, suivi des dimanches de la Sexagésime et de la Quinquagésime (encore nommé dimanche gras). L'entrée dans le Carême, avec la Quadragésime, premier dimanche de Carême, fermait cette période.
Symboliquement, ces « soixante-dix » jours correspondaient aux soixante-dix ans de la captivité de Babylone. En effet, dans le symbolisme biblique et liturgique, Babylone représente la cité terrestre corrompue, qui s'oppose à Jérusalem, la cité de Dieu. La captivité de Babylone symbolise donc le temps des épreuves, des difficultés, de la lutte contre la tentation et le péché.
Le temps de la Septuagésime, introduction au Carême, faisait donc méditer les chrétiens sur la lutte du Christ contre Satan pendant sa vie publique, sur la mission de l'Église dans le monde, et sur leur propre condition de pécheurs.
Le temps de la Septuagésime était caractérisé par des vêtements liturgiques violets, et par la suppression lors des messes des chants du Gloria ainsi que de l'Alléluia.
La réforme liturgique du concile Vatican II a supprimé le temps de la Septuagésime et l'a intégré au temps ordinaire qui suit l'Épiphanie.

Alors, vous le devinez, venons en à cette préparation de Carême.....
Nous
avons tous un défaut principal..vous êtes orgueilleux, ou paresseux.
Ce qui ne vous empêche pas d'avoir beaucoup de défauts secondaires. Or,
il faut surtout combattre ce défaut qui domine en nous, dit St Alphonse
de Liguori. Car celui que ne le maitrise pas, est en grand danger de se
perdre. Celui qui se rend, au contraire "maître de sa barque" comme le
dit St Cyrille, dominera facilement ses autres défauts. Qu'on ne dise
pas : c'est impossible!. Avec une volonté résolue, en parlant avant ce
Carême de vos bonnes résolutions avec un prêtre, vous y arriverez, avec
le secours de Dieu!
Mon Dieu, j'accepte par amour pour vous, le combat de ma mauvaise nature; je me résigne uax efforts qu'il va m'en couter.
Vierge puissante, soutenez moi dans cette lutte!!!
mardi 25 décembre 2007
halte spi du mardi
Saint et Joyeux Noël à toutes et à tous!
Domenico Ghirlandaio
(1449 - 1494)
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean
1,1-18.
Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu,et le Verbe était auprès de Dieu,et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
Par lui, tout s'est fait,et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans lui.
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée.
Il y eut un homme envoyé par Dieu.Son nom était Jean.
Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.
Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage.
Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde.
Il était dans le monde, lui par qui le monde s'était fait, mais le monde ne l'a pas reconnu.
Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu.
Mais tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu.
Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté charnelle, ni d'une volonté d'homme : ils sont nés de Dieu.
Et
le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa
gloire, la gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de
grâce et de vérité.
Jean Baptiste lui rend témoignage en
proclamant : « Voici celui dont j'ai dit : Lui qui vient derrière moi,
il a pris place devant moi, car avant moi il était. »
Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce :
après la Loi communiquée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
Dieu, personne ne l'a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c'est lui qui a conduit à le connaître.
Méditation
du Bienheureux Guerric d'Igny
Bienheureux Guerric d'Igny (vers 1080-1157), abbé cistercien
1er sermon pour la Nativité (trad. Brésard, 2000 ans C ; cf SC 166, p. 167s)
« Un petit enfant nous est né » (Is 9,5). Et le Dieu de majesté, s'anéantissant lui-même (Ph 2,7), s'est rendu semblable non seulement au corps terrestre d'un mortel, mais encore à l'âge tendre et faible des enfants… Ô sainte et douce enfance qui restitue à l'homme la véritable innocence ! Par toi tout âge peut revenir à une bienheureuse enfance (Mt 18,3) et devenir conforme à l'Enfant-Dieu, non par la petitesse de ses membres, mais par l'humilité du coeur et la douceur des moeurs…
Pour te servir d'exemple, Dieu a voulu, alors qu'il était le plus grand de tous, devenir le plus humble et le plus petit de tous. C'était peu pour lui de se rendre au-dessous des anges en prenant la condition de la nature mortelle ; il lui a fallu se faire plus petit que les hommes en prenant l'âge et la faiblesse d'un enfant. Que l'homme pieux et humble y prête attention, et qu'il s'en félicite. Que l'homme impie et orgueilleux y prête attention, et qu'il en soit confondu. Qu'ils voient le Dieu infini devenu enfant, un tout-petit qu'il faut adorer…
En cette première manifestation aux mortels, Dieu préfère se montrer sous les traits d'un petit enfant, apparaître plus aimable que redoutable. Ainsi, puisqu'il vient sauver et non juger, il montre pour l'instant ce qui pourrait susciter l'amour, et remet à plus tard ce qui pourrait inspirer la crainte. Approchons-nous donc avec confiance du trône de sa grâce (He 4,16), nous qui ne pouvons même pas penser sans trembler au trône de sa gloire. Ici, rien de terrible ni de sévère à redouter. Au contraire, tout est bonté et douceur pour t'inspirer confiance. Vraiment, rien de plus facile à apaiser que le coeur de cet enfant ; il devance tes offrandes de paix et de satisfaction, et le premier, il t'envoie des messagers de paix pour t'encourager à une réconciliation, à toi le coupable. Il te suffit de le vouloir, et de le vouloir vraiment et parfaitement. Non seulement il t'accordera son pardon, mais il te comblera de sa grâce. Bien plus, estimant que ce n'est pas un gain négligeable que d'avoir retrouvé la brebis perdue, il célébrera une fête avec ses anges (Lc 15,7).
mardi 18 décembre 2007
halte spi du mardi
En cette troisième semaine de l'Avent, en union avec Sophie, Marguerite et Aleth... nous vous invitons à méditer sur l'Evangile de dimanche dernier.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,2-11.
Jean le Baptiste, dans sa prison, avait appris ce que faisait le Christ. Il lui envoya demander par ses disciples :
« Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
Jésus leur répondit : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez :
Les
aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les
sourds entendent, les morts ressuscitent, et la Bonne Nouvelle est
annoncée aux pauvres.
Heureux celui qui ne tombera pas à cause de moi ! »
Tandis
que les envoyés de Jean se retiraient, Jésus se mit à dire aux foules à
propos de Jean : « Qu'êtes-vous allés voir au désert ? un roseau agité
par le vent ?...
Alors, qu'êtes-vous donc allés voir ? un homme aux
vêtements luxueux ? Mais ceux qui portent de tels vêtements vivent dans
les palais des rois.
Qu'êtes-vous donc allés voir ? un prophète ? Oui, je vous le dis, et bien plus qu'un prophète.
C'est de lui qu'il est écrit : Voici que j'envoie mon messager en avant de toi, pour qu'il prépare le chemin devant toi.
Amen,
je vous le dis : Parmi les hommes, il n'en a pas existé de plus grand
que Jean Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des
cieux est plus grand que lui.
Saint Grégoire le Grand (vers 540-604), pape, docteur de l'Église
Homélies sur l’Evangile, n° 6 (trad. Barroux rev.)
Pourquoi, une fois emprisonné, Jean le Baptiste envoie-t-il ses disciples demander : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? », comme s'il ne connaissait pas celui qu'il avait montré ?... Cette question trouve vite sa réponse si l'on examine le temps et l'ordre dans lesquels se sont déroulés les faits. Sur les rives du Jourdain, Jean a affirmé que Jésus était le Rédempteur du monde (Jn 1,29) ; une fois emprisonné, il demande pourtant s'il est bien celui qui doit venir. Ce n'est pas qu'il doute que Jésus soit le Rédempteur du monde, mais il cherche à savoir si celui qui était venu en personne dans le monde va aussi descendre en personne dans les prisons du séjour des morts. Car celui que Jean a déjà annoncé au monde en tant que précurseur, il le précède encore aux enfers par sa mort… C'est comme s'il disait clairement : « De même que tu as daigné naître pour les hommes, fais-nous savoir si tu daigneras aussi mourir pour eux, de sorte que, précurseur de ta naissance, je le devienne aussi de ta mort et que j'annonce au séjour des morts que tu vas venir, comme j'ai déjà annoncé au monde que tu étais venu ».
C'est pour cela que la réponse du Seigneur traite de l'abaissement de sa mort aussitôt après avoir énuméré les miracles opérés par sa puissance : « Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres sont évangélisés. Heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! » A la vue de tant de signes et de si grands prodiges, personne n'avait sujet de trébucher, mais bien plutôt d'admirer. Il s'éleva cependant une grave occasion de scandale dans l'esprit de ceux qui ne croyaient pas lorsqu'ils le virent mourir, même après tant de miracles. D'où le mot de Paul : « Nous prêchons un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1Co 1,23)... Quand donc le Seigneur dit : « Heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi », ne veut-il pas désigner clairement l'abjection et l'abaissement de sa mort ? C'est comme s'il disait ouvertement : « Il est vrai que je fais des choses admirables, mais je ne refuse pas pour autant de souffrir des choses ignominieuses. Puisque je vais suivre Jean le Baptiste en mourant, que les hommes se gardent bien de mépriser en moi la mort, eux qui vénèrent en moi les miracles ».
A la page activité, voici un nouveau coloriage
et la recette d'un Thé de Noël grâce à Aleth...
mardi 11 décembre 2007
halte spi du mardi
En union avec Sophie, Marguerite et Aleth...
L'Immaculée Conception fait partie intégrante de la Nativité...
Vous êtes toute belle, ô ma Bien-Aimée ! et il n'y a point de tache en vous !... Voici la fête privilégiée de Marie, celle qu'elle aime entre toutes ses fêtes, celle qu'elle veut voir célébrer par ses enfants avec le plus de ferveur et de zèle, et à laquelle sont attachées les plus précieuses faveurs.
Marie, devant porter dans son sein l'Auteur même de la sainteté, ne pouvait être souillée d'aucune tache ; il ne convenait pas que le démon eût quelque droit sur celle qui ne venait au monde que pour lui écraser la tête. Non, jamais cet esprit impur n'eut aucun pouvoir sur l'auguste Vierge prédestinée pour être la Mère de Dieu. Il ne lui fut point donné de siéger, même un instant, sur ce trône élevé pour l'adorable Trinité ; jamais il n'entra dans ce sanctuaire préparé pour le Verbe fait chair, pour le Rédempteur du genre humain. Satan fut vaincu de nouveau, comme au jour de sa révolte contre le Tout-Puissant, le jour où Marie a été conçue sans péché.
La
croyance à l'Immaculée Conception, de tout temps autorisée et
approuvée, a été déclarée dogme de foi, et l'Église prodigue ses plus
riches faveurs à ceux qui l'honorent. Récitez avec ferveur, chaque jour
de l'Octave, quelques unes des Prières pour honorer l'Immaculée
Conception, et comme hommage spécial, ajoutez-y l'hymne ci-après,
imitée du Te Deum.
trouvé sur http://missel.free.fr/Sanctoral/12/08.htm
Nous vous prposons, pour compléter cette médit, un dessin à colorier pour les enfants: http://www.transmettre.fr/coloriages/creche-d-avent.pdf
et une belle crèche en pâte à sel à faire soi même...http://creche-pour-noel.les-creatifs.com/



